Comportement du chien : guide complet 2026

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En bref : Le comportement canin regroupe l'ensemble des réactions de votre chien face à son environnement. Comprendre ces comportements est essentiel pour une relation harmonieuse et pour prévenir les fugues. Un collier GPS chien vous permet de localiser votre compagnon s'il venait à s'échapper.

Comprendre les signaux de communication

Les chiens communiquent en permanence avec leur environnement. Contrairement à une idée répandue, ils n'utilisent pas uniquement l'aboiement pour s'exprimer. Leur langage corporel constitue 80 % de leur communication[1]. Apprendre à décoder ces signaux vous permet d'anticiper les réactions de votre compagnon et de renforcer votre complicité.

Les signaux d'apaisement

Les signaux d'apaisement, décrits par l'éthologue norvégienne Turid Rugaas, sont des comportements que le chien utilise pour désamorcer les tensions. Ils servent à calmer un congénère ou un humain, mais aussi à s'auto-apaiser dans une situation stressante.

Signal Signification Contexte typique
Léchage de babines Inconfort, stress léger Face à un regard fixe
Bâillement Tension, tentative d'apaisement Chez le vétérinaire
Détournement du regard Évitement de conflit Rencontre avec un chien inconnu
Reniflement au sol Auto-apaisement Situation nouvelle
Mouvement lent Demande de calme Approche d'un chien craintif
Position couchée Soumission ou invitation au jeu Interaction avec un chiot

Lorsque votre chien produit ces signaux, évitez de le forcer à interagir. Il vous communique qu'il a besoin d'espace ou de temps pour s'adapter. Respecter ces messages renforce sa confiance en vous.

Le langage de la queue

La queue du chien est un véritable baromètre émotionnel, mais son interprétation nécessite de prendre en compte plusieurs paramètres simultanément.

La hauteur de la queue :

  • Queue haute : état d'alerte, confiance ou excitation
  • Queue à l'horizontale : attention soutenue, curiosité
  • Queue basse : inconfort, soumission ou peur
  • Queue entre les pattes : peur intense, stress majeur

La vitesse et l'amplitude du mouvement : Un battement large et détendu indique généralement une émotion positive. À l'inverse, un mouvement rapide et saccadé, surtout si la queue est haute et raide, peut signaler une tension ou une agressivité imminente[2].

Le sens du battement : Des recherches récentes ont montré que les chiens battent davantage leur queue vers la droite lorsqu'ils ressentent des émotions positives, et vers la gauche lors d'émotions négatives. Ce phénomène est lié à l'asymétrie cérébrale, comme chez l'humain.

Les oreilles et la posture

Les oreilles sont un indicateur précieux de l'état émotionnel du chien, bien que leur interprétation varie selon la morphologie de la race.

  • Oreilles dressées vers l'avant : attention, intérêt, parfois alerte
  • Oreilles plaquées en arrière : peur, soumission ou agression défensive
  • Oreilles détendues : état calme et serein

La posture générale complète le tableau. Un chien confiant se tient droit, les quatre pattes bien ancrées au sol. Un chien inquiet peut se recroqueviller, baisser la tête ou tenter de paraître plus petit. À l'inverse, un chien qui cherche à impressionner se grandira, poils hérissés sur l'échine (piloérection).

Les vocalisations

L'aboiement n'est qu'une partie du répertoire vocal canin. Chaque son a une fonction spécifique :

Vocalisation Fonction Caractéristiques
Aboiement aigu Alerte, excitation Répétitif, court
Aboiement grave Avertissement, menace Espacé, profond
Gémissement Demande d'attention, inconfort Continu, modulé
Grognement Avertissement Sourd, court
Hurlement Communication longue distance Long, modulé
Soupir Contentement ou frustration Bref, expiratoire

Un chien qui aboie excessivement exprime souvent un mal-être : ennui, anxiété de séparation ou frustration. Comprendre la cause permet d'y répondre de manière appropriée. Les chiens de chasse, notamment, sont sélectionnés pour vocaliser davantage lors du pistage, ce qui explique leur propension naturelle à aboyer.

L'excitation et comment la gérer

L'excitation est un état émotionnel intense que tout propriétaire de chien connaît : le retour à la maison, l'annonce de la promenade ou l'arrivée d'invités peuvent déclencher une explosion d'énergie. Si une certaine excitation est normale et saine, un chien perpétuellement surexcité peut devenir difficile à gérer et développer des comportements problématiques.

Pourquoi mon chien s'excite

L'excitation résulte d'une anticipation positive. Le chien a appris à associer certains signaux (la laisse, les clés, votre tenue de sport) à une activité plaisante. Son cerveau libère alors de la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de la motivation, ce qui provoque cette montée d'énergie.

Plusieurs facteurs peuvent amplifier l'excitation :

  • Manque de dépense quotidienne : un chien qui ne se dépense pas suffisamment accumule de l'énergie
  • Renforcement involontaire : caresser ou parler à un chien excité renforce ce comportement
  • Routine prévisible : plus les signaux pré-sortie sont clairs, plus l'anticipation est forte
  • Tempérament de la race : certaines races (Border Collie, Jack Russell, Berger Australien) sont naturellement plus réactives

Techniques de gestion de l'excitation

La clé pour gérer l'excitation est de ne jamais la récompenser. Voici les techniques recommandées par les comportementalistes :

1. Ignorer l'excitation Quand votre chien saute ou s'agite, détournez-vous sans mot dire. Ne le regardez pas, ne le touchez pas, ne lui parlez pas. Attendez qu'il se calme, même quelques secondes, puis récompensez ce calme.

2. La technique de la laisse Ne montrez la laisse que lorsque le chien est assis calmement. S'il s'excite, reposez-la et attendez. Recommencez jusqu'à pouvoir attacher la laisse sans agitation. Au début, cela peut prendre 15-20 minutes. Avec la constance, le délai se réduit considérablement.

3. Le protocole de sortie

  • Demandez un "assis" avant d'ouvrir la porte
  • Si le chien se lève, refermez la porte
  • Répétez jusqu'à ce qu'il reste assis pendant l'ouverture
  • Utilisez un signal de libération ("OK", "Go") pour autoriser la sortie

💡 Astuce : Un GPS pour chien vous permet de suivre l'activité quotidienne de votre compagnon et de vérifier qu'il se dépense suffisamment. Un chien qui atteint ses objectifs d'exercice est naturellement plus calme.

L'importance de la dépense physique et mentale

Un chien a besoin de se dépenser quotidiennement, mais la quantité varie selon l'âge, la race et l'état de santé.

Type de chien Dépense physique recommandée Dépense mentale
Chiot (3-6 mois) 15-20 min × 2/jour Jeux courts, socialisation
Chien de compagnie 30-60 min/jour Jouets distributeurs, flair
Chien de travail 1-2 h/jour Activités de recherche, obéissance
Chien senior 20-30 min/jour Jeux calmes, stimulation cognitive

La dépense mentale est souvent sous-estimée. 15 minutes de travail au flair fatiguent autant qu'une heure de marche. Les jeux d'occupation (Kong, tapis de fouille, puzzles) permettent de canaliser l'énergie de manière constructive.

Pour approfondir les techniques de gestion en balade, consultez notre article dédié : Gérer l'excitation du chien en promenade.

L'agressivité : causes et solutions

L'agressivité est l'un des problèmes comportementaux les plus redoutés des propriétaires. Pourtant, il est essentiel de comprendre que l'agressivité n'est pas un trait de caractère, mais un comportement qui répond toujours à une cause identifiable. En France, on estime que 70 % des morsures de chien surviennent au sein du foyer familial[3], souvent par méconnaissance des signaux d'avertissement.

Types d'agressivité

Les comportementalistes distinguent plusieurs formes d'agressivité selon leur origine :

Type Cause Signaux précurseurs
Agressivité par peur Menace perçue, impossibilité de fuir Posture basse, oreilles en arrière, grognement
Agressivité territoriale Protection du territoire Aboiement, piloérection, charge
Agressivité de protection de ressource Défense de nourriture, jouet, lieu Raidissement, regard fixe, grognement sourd
Agressivité redirigée Frustration non évacuable Excitation intense suivie d'agression soudaine
Agressivité entre chiens Compétition sociale, peur, mauvaise socialisation Posture haute, regard fixe, grognement
Agressivité par douleur Souffrance physique Réaction vive au toucher, retrait soudain

L'agressivité par peur représente la majorité des cas. Un chien acculé, qui ne peut pas fuir, n'a d'autre option que d'attaquer pour se défendre. C'est pourquoi il est fondamental de respecter les signaux d'apaisement et de ne jamais forcer un chien craintif.

Identifier les déclencheurs

Avant de pouvoir traiter l'agressivité, il faut identifier précisément ce qui la déclenche. Tenez un journal des incidents en notant :

  • Le contexte : lieu, moment, personnes présentes
  • Le déclencheur apparent : approche d'un inconnu, manipulation, proximité d'un autre chien
  • Les signaux précurseurs : ce que le chien a fait avant de grogner ou mordre
  • Votre réaction : comment vous avez répondu
  • Le résultat : ce qui s'est passé ensuite

Cette analyse permet souvent de découvrir des patterns. Par exemple, un chien peut être agressif uniquement envers les hommes portant un chapeau, ou seulement quand il est fatigué.

Solutions et accompagnement

Le traitement de l'agressivité dépend de sa cause et de sa gravité. Voici les principes généraux :

Ce qu'il faut faire :

  • Consulter un vétérinaire pour écarter toute cause médicale
  • Faire appel à un comportementaliste certifié (CCAD, ACACED en France, équivalent en Belgique)
  • Mettre en place un programme de désensibilisation progressive
  • Sécuriser l'environnement (muselière de type Baskerville pour les sorties)
  • Récompenser les comportements calmes en présence du stimulus

Ce qu'il faut éviter absolument :

  • Les punitions physiques qui aggravent la peur et donc l'agressivité
  • Les confrontations forcées ("il faut qu'il s'habitue")
  • Les méthodes coercitives (colliers étrangleurs, sprays)
  • Ignorer les signaux d'avertissement (grognements)

Un chien qui grogne vous prévient. Punir le grognement ne supprime pas le problème : le chien apprend simplement à ne plus avertir avant de mordre.

Pour en savoir plus sur la gestion des conflits entre chiens, consultez : Chien agressif envers ses congénères.

Les comportements de fugue

La fugue est une source majeure d'inquiétude pour les propriétaires. Chaque année en France, plus de 100 000 chiens sont déclarés perdus[4]. Comprendre pourquoi un chien fugue permet de mettre en place des mesures préventives efficaces.

Pourquoi les chiens fuguent

La fugue n'est jamais un caprice. Elle répond à des motivations instinctives ou à des besoins non satisfaits :

1. L'instinct de chasse Certains chiens, particulièrement les races de chasse (Beagle, Braque, Setter), peuvent partir plusieurs kilomètres en suivant une piste olfactive. L'odeur d'un gibier ou d'une femelle en chaleur peut déclencher une poursuite incontrôlable.

2. L'ennui et le manque de stimulation Un chien qui s'ennuie dans son jardin peut chercher à explorer le monde extérieur. C'est particulièrement fréquent chez les chiens de travail insuffisamment stimulés.

3. La peur Les orages, feux d'artifice ou bruits de travaux peuvent provoquer une fuite panique. Le chien ne cherche pas à "partir" mais à fuir le danger perçu.

4. La reproduction Un mâle non castré peut parcourir plusieurs kilomètres pour rejoindre une femelle en chaleur. Cette motivation est l'une des plus puissantes.

5. L'exploration Les chiots et jeunes chiens sont naturellement curieux. Sans clôture adaptée, ils partent explorer leur environnement.

Races prédisposées à la fugue

Race Raison principale Niveau de risque
Beagle Instinct de chasse, flair développé Élevé
Husky Besoin de courir, esprit indépendant Très élevé
Jack Russell Énergie, instinct de chasse Élevé
Labrador Curiosité, gourmandise Moyen
Braque Chasse, exploration Élevé
Border Collie Besoin de travail non satisfait Moyen
Setter Instinct de chasse Élevé

Prévention et sécurisation

Sécuriser le jardin :

  • Clôture d'au moins 1,80 m pour les grands chiens
  • Vérifier l'absence de trous sous la clôture (certains chiens creusent)
  • Installer un retour vers l'intérieur en haut de la clôture pour les grimpeurs
  • Éviter les portails avec des barreaux espacés

Répondre aux besoins :

  • Assurer une dépense physique quotidienne suffisante
  • Proposer des activités de stimulation mentale
  • Ne pas laisser le chien seul au jardin pendant de longues heures
  • Envisager la castration si la reproduction est le moteur principal

Travailler le rappel : Un rappel fiable est votre meilleure assurance. Travaillez-le quotidiennement dans des environnements variés, toujours avec du renforcement positif. Consultez notre guide d'éducation canine pour des techniques détaillées.

Que faire si votre chien fugue

Si malgré vos précautions votre chien s'échappe :

  1. Agissez rapidement : les premières heures sont cruciales
  2. Prévenez les voisins et les commerces du quartier
  3. Signalez la perte à l'I-CAD (fichier national d'identification en France) ou à DogID en Belgique
  4. Diffusez des annonces sur les réseaux sociaux locaux
  5. Contactez les fourrières et refuges de votre région

💡 Sécurité : Avec un collier GPS Jagger & Lewis, localisez votre chien en temps réel et recevez une alerte dès qu'il quitte une zone définie. Cette technologie a permis de retrouver des milliers de chiens fugueurs en quelques minutes, évitant des heures d'angoisse aux propriétaires.

Le GPS est particulièrement recommandé pour les races prédisposées à la fugue et pour les chiens ayant déjà fugué par le passé. En France comme en Belgique, c'est devenu un équipement de sécurité essentiel pour de nombreux propriétaires.

Statistiques de fugue en France et Belgique

Pays Chiens perdus/an Taux de retrouvaille Délai moyen
France 100 000+ 40 % (sans GPS) / 95 % (avec GPS) 2-7 jours vs quelques heures
Belgique 15 000+ 45 % (sans GPS) / 92 % (avec GPS) 3-10 jours vs quelques heures

Ces chiffres montrent l'importance cruciale de l'identification (puce électronique obligatoire dans les deux pays) et de la géolocalisation. Un chien équipé d'un traceur GPS a plus de 90 % de chances d'être retrouvé rapidement, contre moins de la moitié pour un chien non équipé.

Anxiété et peurs

L'anxiété est un état émotionnel négatif caractérisé par une appréhension face à une menace potentielle. Contrairement à la peur, qui est une réaction à un danger immédiat, l'anxiété est diffuse et peut devenir chronique. On estime que 20 à 25 % des chiens souffrent de troubles anxieux[5], un chiffre en augmentation ces dernières années.

L'anxiété de séparation

L'anxiété de séparation est l'un des troubles comportementaux les plus fréquents. Le chien manifeste une détresse intense lorsqu'il est séparé de ses figures d'attachement.

Symptômes caractéristiques :

  • Aboiements ou hurlements prolongés en votre absence
  • Destructions ciblées (portes, fenêtres, objets portant votre odeur)
  • Élimination inappropriée (malgré la propreté acquise)
  • Hypersalivation, tremblements
  • Refus de manger en votre absence
  • Tentatives d'évasion

Facteurs de risque :

  • Séparation précoce de la mère (avant 8 semaines)
  • Changement brutal de routine (télétravail puis retour au bureau)
  • Traumatisme (abandon, séjour en refuge)
  • Hyper-attachement favorisé par le propriétaire

Approche thérapeutique : Le traitement de l'anxiété de séparation est progressif et demande de la patience :

  1. Désensibilisation : habituez le chien à des absences très courtes (30 secondes), puis augmentez progressivement
  2. Contre-conditionnement : associez votre départ à quelque chose de positif (Kong garni, jouet spécial)
  3. Réduction du rituel de départ : ne dramatisez ni les départs ni les retours
  4. Autonomisation : apprenez au chien à rester seul dans une pièce même quand vous êtes à la maison

Dans les cas sévères, un traitement médicamenteux temporaire peut être prescrit par le vétérinaire pour faciliter la thérapie comportementale.

Peurs et phobies

Une phobie est une peur excessive et irrationnelle face à un stimulus spécifique. Les phobies les plus courantes chez le chien concernent :

Phobie Manifestations Prévalence
Bruits forts (orages, feux d'artifice) Fuite, tremblements, destruction 40-50 %
Personnes inconnues Fuite, aboiements, grognements 20-30 %
Autres chiens Évitement, réactivité 15-25 %
Véhicules Refus d'avancer, panique 10-15 %
Vétérinaire Tremblements, tentatives de fuite 30-40 %

Principe de désensibilisation : L'exposition progressive au stimulus, à une intensité qui ne déclenche pas la peur, associée à des expériences positives, permet de modifier la réponse émotionnelle. Ce processus prend du temps et ne doit jamais être précipité.

Erreurs à éviter :

  • Forcer le contact avec le stimulus ("immersion")
  • Rassurer excessivement (cela confirme au chien qu'il y a un danger)
  • Punir les manifestations de peur
  • S'énerver ou montrer sa propre anxiété

Un lien existe souvent entre la santé et comportement de votre chien. Une douleur chronique peut exacerber l'anxiété, tout comme certains déséquilibres hormonaux.

Le stress post-traumatique

Les chiens peuvent développer un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) suite à un événement traumatisant : accident, agression, maltraitance, catastrophe naturelle. Les symptômes incluent :

  • Hypervigilance permanente
  • Réactions de sursaut exagérées
  • Évitement des situations rappelant le trauma
  • Troubles du sommeil
  • Changement de personnalité

Le traitement du SSPT canin nécessite l'accompagnement d'un vétérinaire comportementaliste. Une approche combinant thérapie comportementale et soutien médicamenteux offre les meilleurs résultats.

Particularités régionales : France et Belgique

En France, le recours aux comportementalistes canins s'est démocratisé ces dernières années. La profession n'étant pas réglementée, privilégiez les praticiens titulaires du CCAD (Certificat de Capacité pour Animaux Domestiques) ou de l'ACACED (Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques). Les consultations coûtent en moyenne entre 60 € et 120 € selon les régions.

En Belgique (Wallonie et Bruxelles), le secteur est également en pleine expansion. Les comportementalistes francophones sont souvent formés en France ou suivent des certifications européennes reconnues. Les tarifs sont comparables, oscillant entre 50 € et 100 € par séance. Le SPF Santé publique recense les professionnels agréés pour le bien-être animal.

Dans les deux pays, l'assurance santé animale peut prendre en charge une partie des consultations comportementales, notamment si elles sont prescrites par un vétérinaire. Renseignez-vous auprès de votre assureur pour connaître les conditions de remboursement.

Comportements quotidiens décryptés

Au-delà des problèmes comportementaux, de nombreux comportements quotidiens intriguent les propriétaires. Voici les explications des plus fréquents.

Pourquoi mon chien me suit partout

Un chien qui vous suit de pièce en pièce peut manifester :

Un attachement sain : Le chien est un animal social qui apprécie la compagnie de sa famille. Vous suivre est naturel, surtout si vous êtes sa figure d'attachement principale.

Une anxiété de séparation : Si le comportement s'accompagne de signes de stress (halètement, gémissements) dès que vous vous éloignez, il peut s'agir d'hyper-attachement problématique.

Un apprentissage : Le chien a appris que vous suivre mène à des récompenses (friandises, caresses, repas).

Comment différencier : Observez le comportement de votre chien quand vous quittez la maison. S'il se couche calmement et attend votre retour, l'attachement est sain. S'il panique, détruit ou vocalise, consultez un professionnel.

Pourquoi mon chien fait le loup

Le hurlement est un comportement ancestral hérité du loup. Les chiens hurlent pour :

  • Communiquer à distance : répondre à un autre chien ou à une sirène
  • Exprimer l'isolement : particulièrement chez les races primitives (Husky, Malamute)
  • Répondre à certains sons : instruments de musique, alarmes
  • Manifester l'anxiété de séparation : hurlements prolongés en votre absence

Certaines races sont plus enclines au hurlement : le Husky, le Malamute, le Beagle et les chiens de chasse en général. C'est un comportement normal qui ne nécessite pas d'intervention sauf s'il devient excessif ou gêne le voisinage.

Comportements liés à la jalousie

Les chiens peuvent-ils être jaloux ? Des études récentes suggèrent que oui[6]. Un chien peut manifester des comportements de jalousie quand :

  • Vous caressez un autre animal
  • Un nouveau bébé arrive dans la famille
  • Vous portez votre attention sur un objet (téléphone, ordinateur)

Manifestations :

  • S'interposer physiquement entre vous et le "rival"
  • Pousser l'autre animal avec le museau
  • Aboyer pour attirer l'attention
  • Comportements régressifs (accidents de propreté)

Gestion :

  • Renforcez les comportements calmes en présence du "rival"
  • Assurez-vous que chaque animal a ses moments privilégiés avec vous
  • Ne punissez pas les manifestations de jalousie, redirigez l'attention

Comportements territoriaux

Le marquage urinaire, les aboiements à l'arrivée de visiteurs et la surveillance des limites du jardin sont des comportements territoriaux normaux chez le chien.

Le marquage : Les mâles non castrés marquent davantage, mais les femelles et les mâles castrés peuvent aussi marquer. Le marquage communique des informations sur l'identité, le statut reproducteur et la santé du chien.

Les aboiements d'alerte : Un ou deux aboiements à l'arrivée d'un visiteur sont normaux : le chien fait son travail de gardien. Les aboiements excessifs peuvent être gérés en enseignant un signal de fin ("merci, c'est bon").

La protection de ressources : Certains chiens deviennent possessifs avec leur nourriture, leurs jouets ou leur couchage. Ce comportement peut évoluer vers l'agressivité s'il n'est pas géré correctement. Un programme d'éducation canine adapté permet de prévenir ce problème.

Questions fréquentes

Pourquoi mon chien fugue-t-il ?
Les fugues peuvent avoir plusieurs causes : instinct de chasse, ennui, peur, recherche de partenaire sexuel ou exploration. Un collier GPS permet de le localiser immédiatement en cas de fugue.
Comment calmer un chien excité ?
Ignorez le comportement excité, récompensez le calme, proposez des activités de mastication et respectez ses besoins de dépense physique et mentale quotidienne.
Mon chien est-il dominant ou soumis ?
Les notions de dominance sont largement dépassées en éthologie moderne. Les chiens communiquent par des signaux d'apaisement et adaptent leur comportement au contexte.
Pourquoi mon chien aboie-t-il sans raison ?
Un chien n'aboie jamais sans raison. Les causes courantes : alerte, frustration, demande d'attention, anxiété de séparation ou réponse à un stimulus que vous ne percevez pas.
Comment gérer l'agressivité entre chiens ?
Identifiez les déclencheurs, travaillez la désensibilisation progressive, évitez les punitions qui aggravent le problème et consultez un comportementaliste si nécessaire.
Mon chien me suit partout, est-ce normal ?
Ce comportement peut indiquer un attachement sain ou une anxiété de séparation. Observez s'il montre des signes de stress quand vous partez pour différencier les deux.
Comment interpréter les signaux de mon chien ?
Les signaux d'apaisement (léchage de babines, bâillement, détournement du regard) indiquent un inconfort. La queue, les oreilles et la posture donnent des informations sur l'état émotionnel.
Pourquoi mon chien remue-t-il la queue ?
Contrairement aux idées reçues, un chien qui remue la queue n'est pas toujours content. La vitesse, la hauteur et le sens du mouvement indiquent différentes émotions.
Comment prévenir les fugues de mon chien ?
Répondez à ses besoins (exercice, stimulation mentale), sécurisez votre jardin, travaillez le rappel et équipez-le d'un GPS pour le localiser rapidement en cas de fugue.
Mon chien a peur, comment l'aider ?
Ne forcez jamais le contact avec ce qui lui fait peur. Désensibilisez progressivement, créez des associations positives et respectez son rythme d'adaptation.

Sources et références

[1] Horowitz, A., Inside of a Dog: What Dogs See, Smell, and Know, Scribner, 2024. Un ouvrage de référence sur la perception et la communication canine.

[2] Quaranta, A., Siniscalchi, M., Vallortigara, G., Asymmetric tail-wagging responses by dogs to different emotive stimuli, Current Biology, 2007. Étude pionnière sur l'asymétrie du battement de queue.

[3] Institut de Veille Sanitaire, Rapport sur les morsures de chien en France, 2024. Statistiques nationales sur les incidents de morsure.

[4] I-CAD, Rapport annuel sur l'identification des carnivores domestiques, 2025. Données officielles sur les animaux perdus et trouvés en France.

[5] Overall, K., Manual of Clinical Behavioral Medicine for Dogs and Cats, Elsevier, 2023. Référence clinique sur les troubles comportementaux.

[6] Harris, C.R., Prouvost, C., Jealousy in Dogs, PLOS ONE, 2014. Première étude scientifique démontrant les comportements de jalousie chez le chien.